Parallèlement, la réglementation environnementale RE 2020 pousse l’ensemble de la filière vers des constructions à faible empreinte carbone. Pour les particuliers, c’est une bonne nouvelle : construire ou rénover avec des matériaux plus sains et plus respectueux de l’environnement n’est plus un luxe.
Des matériaux issus du vivant, au service du bâtiment
Un matériau est dit « biosourcé » lorsqu’il est fabriqué à partir de matières d’origine végétale ou animale. Dans le bâtiment, cela concerne principalement l’isolation, mais aussi la structure et les revêtements. Les plus courants sont la laine de bois, la fibre de chanvre, la ouate de cellulose (issue du recyclage de papier journal), le coton recyclé et, dans une moindre mesure, la paille et le liège.
Ces matériaux ne sont pas nouveaux : le chanvre et la paille ont été utilisés dans la construction bien avant le béton. Et bien évidemment la pierre. Ce qui change aujourd’hui, c’est leur industrialisation. De nouveaux fabricants, y compris des acteurs historiques de l’isolation conventionnelle, investissent désormais ce marché. Résultat : les produits sont plus standardisés, disponibles dans des épaisseurs variées et distribués par les négociants habituels du bâtiment.
Pourquoi ces matériaux séduisent de plus en plus
Des prix qui n’ont plus rien d’excessif
Pendant longtemps, le principal frein à l’adoption des matériaux biosourcés était leur coût, nettement supérieur à celui des solutions classiques. Cette époque touche à sa fin. En début d’année 2026, les tarifs de la laine de bois et du coton recyclé se situent désormais à des niveaux très proches de ceux de la laine de verre ou de la laine de roche, dont les prix se sont stabilisés après les hausses des années précédentes.
L’arrivée de nouveaux fabricants, y compris des industriels traditionnels de l’isolation, a contribué à faire baisser les prix et à élargir l’offre. La plupart des négociants en matériaux proposent aujourd’hui la laine de bois et le coton recyclé dans un large éventail d’épaisseurs, ce qui facilite leur intégration dans les projets de construction comme de rénovation.
Un point de vigilance tout de même : la fibre de bois rigide, utilisée pour l’isolation thermique par l’extérieur (ITE), reste quant à elle moins accessible. Sa diffusion est encore limitée, et son coût demeure plus élevé que les panneaux de polystyrène habituellement employés en ITE. Mais pour l’isolation des combles, des murs par l’intérieur ou des planchers, les alternatives biosourcées sont désormais tout à fait compétitives.
Un point mérite toutefois une attention particulière : la mise en œuvre. Les matériaux biosourcés exigent une pose rigoureuse, car les mauvaises expériences proviennent le plus souvent d’interactions mal maîtrisées entre matériaux ou de défauts de protection pendant le chantier. La préfabrication en atelier, qui permet de travailler à l’abri des intempéries, est aujourd’hui la voie privilégiée pour garantir une qualité irréprochable.
Une démarche que nous portons dans nos propres programmes
Chez nous, les matériaux biosourcés ne sont pas un sujet théorique : ils sont déjà au cœur de plusieurs programmes de construction portés par notre réseau. Certaines de nos sociétés ont fait le choix du bois massif pour la structure, les planchers et les façades, combiné à une isolation en paille et à la récupération des calories d’eau grise. D’autres ont poussé l’innovation jusqu’à la terre crue — briques, enduits, torchis —, un matériau à la fois biosourcé et géosourcé qui offre une régulation naturelle de l’humidité. D’autres encore expérimentent la construction hors-site, avec des ossatures bois préfabriquées remplies de paille et assemblées directement sur le chantier, atteignant le label « bâtiment biosourcé niveau 3 ». Nous avons même réalisé un immeuble de neuf étages entièrement en structure poteaux-poutres bois, avec des façades ossature bois et une isolation en ouate de cellulose et fibre de bois — la preuve que construire haut et en bois, c’est possible.
Pour structurer cette dynamique, nous avons créé un référentiel interne « Habitat durable », progressif et adapté à la diversité de nos territoires. Ce référentiel intègre les matériaux biosourcés parmi ses critères, aux côtés d’autres exigences portant sur la performance énergétique, la biodiversité, la qualité de l’air intérieur, le confort acoustique ou encore le maintien à domicile des seniors. Il permet à chaque programme de notre réseau de progresser à son rythme, tout en s’inscrivant dans une ambition collective : construire des logements plus durables, plus sains et plus respectueux de leur environnement.
Vers un habitat plus sain, plus durable, plus accessible
Que vous envisagiez de construire ou de rénover, les matériaux biosourcés méritent d’être intégrés à votre réflexion. Plus compétitifs qu’on ne l’imagine, performants en été comme en hiver, sains pour l’air intérieur et en phase avec les exigences environnementales actuelles, ils représentent un choix à la fois raisonnable et porteur de sens.
C’est précisément cette conviction qui guide notre démarche. En intégrant les matériaux biosourcés dans nos programmes et en structurant nos engagements à travers un référentiel exigeant, nous souhaitons proposer des logements qui concilient qualité de vie, maîtrise des coûts et responsabilité environnementale. Si vous avez un projet de construction ou de rénovation et que vous souhaitez en savoir plus sur les solutions que nous proposons, nos équipes sont à votre écoute.